Le Monde de Spot

La vie de Spot le chat, ses journées, ses réflexions, ses coups de griffes et ses ronrons...

07 janvier 2006

Les fêtes de fin d’année humaine

Les fêtes de fin d’année humaine sont souvent une période riche pour moi.

Déjà, les festins orgiaques qui caractérisent cette phase de l’année sont souvent synonymes de gamelle de luxe. Il n’est pas rare que lui ou elle me croise un de ces soirs l’œil et l’estomac imbibé de leur mixture rouge foncée et dans un sourire mi-crétin mi-endormi me déverse les restes de leurs gamelles plates dans la mienne.

C’est aussi le régal du museau. Que de nouvelles odeurs et de produits régionaux ! La forêt et la mer. Je ne passe pas une année sans me faire une petite musaraigne pré-salée ou une souris à l’humus. Je laisse baguenauder ma truffe dans les caves, dans les jardins, que de joie que de passer du blanc au gris dans une poussière quasi neuve.

C’est aussi le moment le plus mondain de l’année.
Au cours de nos différents arrêts nous passons toujours par chez mon pote « Ninoune ». C’est un rural un peu patapouf mais il n’est pas trop méprisable pour un chien. Notez bien que le fait que je sois enfermé avec lui pendant 3 jours et qu’il fasse 20 fois mon poids et 5 fois ma taille force à bien m’entendre avec lui. Cependant j’ai appris à l’apprécier : il me laisse manger dans ses gamelles, il sait rester à sa place, il se laisse attaquer la queue, ... Par contre il a une manie de chien que je ne tolère pas : il sent le cul ! Dans ces cas là je ne mâche pas mes mots et je ne deviens presque plus contrôlable, je redeviens le chasseur qui sommeille au fond de moi. Ma violente sanction est toujours la même : la fuite.

A la halte suivante j’ai longtemps retrouvé une jeune chatte angora du nom de « plume ». Notre idylle devenait sérieuse jusqu’au jour ou je découvrais la vérité et les griffes de son compagnon jaloux. Lui aussi est un rural mais pas patapouf du tout. C’est un monstre de muscle et de trucs dangereux (crocs, griffes, pattes, tête, …). Ce jour là, je ne devais mon salut qu’à lui qui traînait dehors.

En revanche les fêtes sont aussi synonymes d’enfants ! Déjà qu’il faut que je me tape le nouveau toute l’année, pendant 15 jours on m’en rajoute 3. En plus il sont pas handicapés comme le nouveau : ils savent se déplacer ! Ils me pourchassent, ils crient, ils font des battues, ils tendent des piéges. Ils sont presque intelligents, ce qui ne les rend que plus dangereux.
Loué soit Bastet (dieu des chats égyptien imbécile !) et le don quelle m’a fait : faire semblant de pas être là.

Mais malheureusement, je croise aussi souvent le « malade ». Je ne connais pas son nom et je ne veux pas le connaître. C’est une espèce d’ovoïde poilu avec des pattes trop courtes mais malgré tout bien trois fois gros comme moi. Cet espèce de malade agité se met à hurler en sautant partout des que … rien. En fait je n’ai jamais compris les stimuli qui déclenchaient ces crises. Il m’angoisse terriblement. Il se jette sur vous, aboyant tout son souffle avec beaucoup de bout de sa gueule à l’extérieur : langue, salive, dents et babine. Lui et elle me répète à chaque fois : « tu vas voir, il est tout fou mais il est pas méchant … »
Mon œil oui, … L’hystérie et l’œil injecté de sang ne me paraissent pas définir le mieux un chien  gentil.

En fin de compte quand je rentre, je suis tout comme lui et elle : vanné, grossi mais soulagé.

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