Le Monde de Spot

La vie de Spot le chat, ses journées, ses réflexions, ses coups de griffes et ses ronrons...

03 novembre 2005

Truc de ouf !

Ça va faire quelques jours que je n’ai rien marqué sur mon blog, et pour cause !

En fait, il faut que je revienne au début du début pour que vous compreniez l’importance de la chose. Tout à commencé il y a plusieurs semaines quand lui et elle se sont mis à faire des cartons. Dans un premier temps, je ne m’en souciais pas. Ils sont tellement bizarre … c’est pas la première fois que je les voie déplacer des meubles, remplir des trucs, en vider d’autres, …
Mais là, ça durait.

Et ça s’entassait et le bazar enflait.

Note bien, je trouvais ça plutôt sympa, j’avais retrouvé ma vieille souris rouge à qui j’avais scalpé les fesses un jour d’euphorie, ma balle en plastique  orange avec les troue des dents de mon copain Ninoune dedans (je sais pas si je vous en ai parlé de celui-la) et y’avait des tas de moutons avec lesquels je pouvais me battre.

Et un jour, Paf ça a dégénéré … « Eux » sont arrivés nombreux et bruyant. « Eux » ce sont d’autres membres de leur troupeau. Ce qui était étrange c’est qu’il n’y avait que des males. Ils riaient grassement (comme souvent chez les males de cette espèce) et buvaient leur mixture noirâtre. Hormis la nuisance sonore, ce n’était pas bien méchant jusqu’alors. Et puis d’un coup, elle m’a mis dans la prison en plastique de voyage. Je me rendais assez vite pour deux raisons :
- primo, l’effet de surprise. J’avoue que je roupillais tranquillement sur leur lit quand ils sont arrivés.
- Deuzio, en corps à corps je suis assez minable.

Comme souvent, après la petite prison ils me mettaient dans la grande en fer qui se déplace. Arrivé à ce stade, je rongeais mon frein observant la moindre faille dans leur système. Malheureusement à aucun moment je ne pu tromper leur vigilance et m’enfuir.

A ma plus grande surprise, on me libérait dans un lieu que je ne connaissais pas. Il et elle étaient là et le nouveau avait été amené (car je ne sais pas si vous l’ai dit mais le nouveau ne sait même pas se déplacer tout seul). « Eux » étaient toujours là, mais quelque chose avait changé en eux. Leurs odeurs étaient plus acre et certains semblaient plus rouges du museau, presque brillant. Passé ces différences, ils faisaient toujours autant de bruit et là, ils buvaient leur mixture jaune à bulles.

Pour éviter le danger (et c’est très important chez moi), je m’abritais tout aplati sous la première table qui se présentait et mettais tout mes sens en éveil. Je constatais de suite que la pièce était vide de mobilier hormis cette drôle de table qui semblait être improvisé et sur laquelle ils avaient entassés des victuailles. Et ça riait et ça baffrait … des fois, je me dis que les humains sont d’une vulgarité.

Puis, affinant mon observation, je remarquais que de nombreuses odeurs (provenant de l’extérieur) ressemblaient à celles qu’ils y a chez les géniteurs de lui et elle. C'est-à-dire l’herbe (que j’aime bien manger mais pas trop piétiner), les fleurs et autres éléments naturels follement excitant mais terriblement inquiétant pour un matou de mon gabarit et de mes origines (je reste malgré tout un urbain).

Et sans que j’y prête attention, il dit : « bon les gars on s’y r’met ? »
Elle de répondre : « bon alors, faudrait que je le mette à l’abri ». J’ai d’abord pensé qu’elle parlait du nouveau. Il sait tellement rien faire hormis crier et sentir pas bon ; et ils sont toujours si inquiet à son sujet que ça ne pouvait être que lui le sujet de cette conversation. Mais que nenni, il s’agissait de moi. Elle se précipitait sous la table pour me prendre sous les pattes avant que j’aie eu le temps de dire ouf et me faisait traverser un couloir sous son bras. Elle ouvrit une porte vieillotte et me fît descendre un escalier de bois aux marches branlantes. Puis, elle me déposa délicatement (c’est l’avantage avec elle, c’est la plus douce des trois) et s’en alla par ou elle était venue sans plus un mot.

Totalement résigné sur la cruauté humaine, il ne me restait plus qu’a découvrir mon nouveau cachot. A vue de museau, ça semblait être une vieille cave humide au sol de terre battue. J’espérais tomber sur une souris (pas trop grosse sinon j’ai peur) mais je ne trouvais quelques araignées pour me distraire.

Je passais les heures qui suivirent à sentir et à avoir peur. Il y avait déjà une forte activité au-dessus de ma tête. Mais quand  « eux » se mirent à entrer successivement dans un vacarme assourdissant en portant les meubles de lui et elle;  Ce lieu plutôt calme et frais se transforma en un dépotoir aussi bruyant qu’une conversation entre lui et elle au sujet du nouveau.

Toujours dans un souci d’intégrité physique de ma personne, je me réfugiais le plus loin possible, c'est-à-dire sous l’escalier.

Puis, les heures passant les salves de descentes se firent moins rapprochée pour cesser complètement avant le couché du soleil (je le sais il y avait de petites fenêtres dans la cave). C’est aussi l’avantage avec les humains, ça veut faire les malins sur deux pattes mais c’est quand même plus fatigant qu’à quatre. Du coup, ils sont moins résistants.

Enfin elle vint m’ouvrir. Je montais au galop avant qu’elle ne change d’avis.

Et là surprise terrible … tout était encombré des cartons et de l’ensemble des meubles de lui et elle. « Eux » étaient partis et le nouveau semblait couché (je dis ça car je le sentais mais ne le voyait pas ni ne l’entendais). Il ne restait plus que lui et elle. Ils étaient livides avec de grosses cernes.
J’attendais qu’il finsse de s’échanger leur cigarette pour voir ce qu’il allait ce passer. Et là truc de dingue, plutôt que de me remettre dans la prison pour rentrer à la maison, ils m’ont caressé la tête et m’ont : « bonne nuit spot » …

Ce que je soupçonnais depuis le de la journée se confirme : j’ai un nouveau chez moi !

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